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Coupe du monde 2026 - La Squadra Azzurra, la grande absente du Mondial 2026
Arrivederci, ciao, bisous, salut ou comme dirait Valéry Giscard d'Estaing « Au revoir ». C'est la grande absente de ce mondial, l'équipe d'Italie n'ira pas en Amérique du Nord, ou alors elle sera dans les tribunes pour voir les matchs des autres équipes, mais elle ne foulera pas la pelouse. C'est le malaise chez nos cousins italiens qui encore une fois doivent sentir monter en eux un mélange de déception et de honte.
Jamais deux sans trois
Ce n'est pas la première CDM que loupe la Nazionale, mais bel et bien la 3e. On connaît tous ce sentiment quand on se fait refouler de boîte de nuit, le videur nous trouve un peu trop fatigué et on s'éloigne gentiment de la soirée, alors qu'on entend la foule qui s'éclate à l'intérieur. On ne passera pas par le vestiaire, on ne commandera pas une bouteille bien trop chère, et on ne parlera pas à un inconnu aux toilettes avec un verre à la main en faisant chacun notre affaire. Et oui, c'est bien ce sentiment que doit avoir en ce moment toute l'équipe italienne, le staff, mais aussi tous les italiens qui sont privés de coupe du monde 2026. La fête est finie alors qu'elle n'a pratiquement pas commencé. Le coup du chapeau, mais pas celui qu'on croit. Déjà absente en 2018 et en 2022, ce sera donc la 3e fois d'affilée, ce qui est inédit dans l'histoire italienne. La malédiction italienne va plus loin, car c'est à chaque fois en barrage, jamais en phase de groupe que l'élimination se fait. La plus grosse anomalie, c'est Giggio, Gianluigi Donnarumma, du haut de ses 27 ans, le gardien du PSG n'a toujours pas participé à une coupe du monde.
On refait le match
Que s'est-il réellement passé ? Les italiens étaient devant la Bosnie d'un point avec un score de 1-0 grâce au joueur de la Fiorentina, Moise Kean. Bien qu'Alessandro Bastoni se fasse expulser juste avant la mi-temps, jusqu'à la 79e, les joueurs italiens étaient dans leurs chaussons, toujours devant la Bosnie-Herzégovine, et à la 80e c'est le drame. Les italiens craquent, c'est l'égalisation d'Haris Tabaković. Et là on a tous compris qu'on allait finir au tir au but. Il restait 11 minutes avant d'aller aux États-Unis. Quand vient le fameux moment des tirs au but, Pio Esposito et Bryan Cristante manquent leurs tentatives, la Bosnie réalise un sans-faute et s'impose 4-1. Terrible. C'est le cauchemar, l'histoire se répète, les italiens ont du sentir à nouveau ce goût amer auquel on ne s'habitue jamais. Je pense à tous les enfants italiens nés en 2019, ils ont maintenant 7 ans, l'âge que j'avais en 98, ce fameux été 1998 est indélébile dans ma mémoire, je me souviens de la fête, de la joie, de l'insouciance, j'ai compris ce jour-là la beauté du sport partagé avec la famille et les amis. Bien plus qu'une non-qualification, ce sont des potentiels souvenirs arrachés à ces bambini. Trop jeune pour se rappeler de l'Euro 2020, on espère que 2030 sera mieux, forza amici, je pense à vous. Heureusement, pour vous consoler en ce moment vous avez Antoneli qui vous régale tous les dimanches et Sinner qui se balade. Roland garros n'est que dans 1 mois, patience, je suis sûr que vous allez vibrer.
Les conséquences
Quand il se passe ce genre d'événements, il y a toujours des conséquences. Quelqu'un doit payer l'addition. Démission, le mot est lâché. Après ce match, le président de la Fédération Gabriele Gravina a démissionné, suivi par Gianluigi Buffon en tant que chef de délégation, puis par Gattuso lui-même. Ces 3 là n'ont pas dû s'écouter le succès international d'Andrea Bocelli : con te partiro. La petite cerise sur le gâteau, c'est ce qu'on a pu lire dans la Repubblica, les 28 joueurs italiens se seraient renseignés avant le match sur le montant de la prime de qualification, estimées à 300 000€ à se partager, ce qui, à juste titre, avait provoqué la colère de Gattuso. Comme disait ma grand-mère qui fait encore les marchés quand je l'aidait pendant l'été et que je regardais dans la caisse si on avait bien travaillé : « qui compte, recompte », sa façon à elle de me dire qu'on doit travailler d'abord et compter la recette qu'à la fin de la journée.
Est-ce que ça va nous changer notre mondial ?
On s'était dit qu'avec maintenant 48 équipes au lieu de 32, soit 16 de plus, que les italiens allaient réussir à se qualifier. Loupé. Une humiliation de plus pour tous les italiens. Ils ne sont pas là non plus, tout comme l'Italie ils n'ont pas réussi à se qualifier : la Géorgie, la Slovénie et l'Ukraine n'iront pas en Amérique du Nord. Ça ne va pas réellement changer le mondial, même si on avait envie de voir évoluer sur le terrain des joueurs de classe mondiale comme Donnarumma, Bastoni de l'Inter, Tonali ou encore Barella, mais c'est plutôt symboliquement que l'absence de l'Italie est choquante. Ça fait du bruit médiatiquement car c'est une équipe historique, mais les grosses équipes sont toujours là : la France, le Brésil, l'Argentine, l'Espagne, l'Angleterre, l'Allemagne.
La vraie question est, est-ce que sans une de ses équipes le mondial aurait été différent ?
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Passionné de foot depuis toujours, je gère coupdenvoi.tv pour que personne ne rate un match faute d'avoir trouvé la bonne chaîne. Je suis les transferts, les classements et les droits TV de près, surtout quand ça change aussi vite qu'en ce moment.