Serie A
Saison 2025-2026 · Programme TV & Résultats
La Serie A. Le championnat d'Italie. Si vous avez grandi avec Canal+ dans les années 90 et le début des années 2000, ce nom déclenche immédiatement quelque chose dans votre cerveau. Une madeleine de Proust en crampons. Les dimanches soir, les commentaires mythiques, les images de stades italiens électriques, les chocs Milan-Juve-Inter qui tenaient toute l'Europe en haleine. Pour une génération entière de supporters français, la Serie A n'est pas juste un championnat. C'est une époque.
Créée en 1898, la Serie A dans sa forme moderne existe depuis 1929. Mais son âge d'or, celui dont tout le monde parle encore avec des étoiles dans les yeux, c'est les années 1990 et le début des années 2000. À cette époque, tous les meilleurs joueurs du monde convergent vers l'Italie. Ronaldo le Phénomène à l'Inter Milan, celui d'avant les blessures qui était tout simplement injouable et qui reste dans beaucoup de mémoires comme le meilleur attaquant qu'ils aient jamais vu. Zidane à la Juventus. Shevchenko au Milan. Vieri, Inzaghi, Del Piero, Totti. La Serie A était le championnat le plus compétitif, le plus tactiquement sophistiqué, le plus exigeant au monde. Même le dixième pouvait battre le premier. Aucune ligue actuelle n'a atteint ce niveau global de densité et de qualité.
Et dans ce championnat de légendes, quelques noms s'imposent au-dessus de tout.
Francesco Totti d'abord. Un club, une ville, une vie entière. Il aurait pu partir, il ne l'a jamais fait. 786 matchs sous le maillot de la Roma, 307 buts, une fidélité absolue à Rome et à ses supporters qui n'existe plus dans le football moderne. Aujourd'hui ce type de loyauté est devenu une anomalie statistique. Totti est le dernier représentant d'une espèce en voie de disparition : le joueur qui appartient à un seul club pour toujours.
Paolo Maldini ensuite. L'élégance absolue. Un défenseur qui ressemblait à un artiste, qui anticipait les situations avant qu'elles ne se produisent, qui ne tacle presque jamais parce qu'il était déjà là avant le ballon. 25 ans de carrière, un seul club, le Milan AC. Fils de Cesare Maldini, lui aussi joueur et entraîneur du Milan. Une histoire de famille qui donne des frissons.
Andrea Pirlo, qui marchait sur un terrain de football et qui dominait quand même le match. Marchait, vraiment. Pas de sprint, pas de pressing frénétique. Juste une lecture du jeu d'une précision chirurgicale, une technique de passe hors du commun, et cette capacité à faire ralentir le temps autour de lui pendant qu'il décidait quoi faire du ballon. Regarder Pirlo jouer, c'était regarder quelqu'un résoudre des équations pendant que les autres courraient dans tous les sens.
Gianluigi Buffon enfin, pour la longévité et le charisme. Vingt ans au plus haut niveau, des arrêts qui défient la physique, et une présence dans les cages qui rassurait toute une équipe avant même que le match commence.
Mais soyons honnêtes sur ce qui s'est passé après cette période dorée. Le scandale du Calciopoli en 2006, les fraudes comptables, les stades qui vieillissent sans être rénovés, le retard économique accumulé face à la Premier League et ses droits TV stratosphériques. La Serie A a souffert. Beaucoup. Des clubs historiques comme la Fiorentina ou la Roma qui luttent financièrement, des transferts sortants massifs sans pouvoir recruter au même niveau.
Et les stades, parlons-en franchement. Comparés à ceux d'Angleterre ou d'Allemagne, beaucoup d'enceintes italiennes font leur âge. Vieilles, parfois à moitié vides pour des matchs ordinaires, avec des infrastructures qui n'ont pas suivi l'évolution des autres grandes ligues. C'est un vrai problème d'image et d'attractivité que le football italien essaie de résoudre avec des projets de nouveaux stades un peu partout, mais ça prend du temps.
Pourtant, quelque chose se passe en ce moment. Naples qui revient au sommet avec un Scudetto en 2023 et une course au titre intense cette saison sous Conte, dans un Stade Diego Armando Maradona qui vibre comme au bon vieux temps. L'Inter Milan solide, leader de Serie A cette saison avec Lautaro Martínez et un collectif bien huilé. L'AC Milan qui se reconstruit. La Juventus qui cherche sa nouvelle identité. On sent un retour de compétitivité européenne qui redonne de la crédibilité au championnat.
Et puis il y a la tactique, l'ADN profond de la Serie A. C'est le championnat le plus sophistiqué sur le plan tactique, celui où les entraîneurs sont considérés presque comme des intellectuels du sport. Un fan averti vous dira : "si tu comprends vraiment le football, tu aimes la Serie A." Les phases de jeu sans ballon, les organisations défensives millimétrées, les temps faibles gérés avec une intelligence collective rare. Certains trouvent ça magnifique. D'autres trouvent ça chiant. Les deux camps ont leurs arguments.
En France, les droits de diffusion de la Serie A pour la saison 2025-2026 sont détenus par beIN Sports, qui propose une sélection de matchs chaque semaine avec les affiches les plus attendues.
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Questions fréquentes
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Serie A : qui sont les clubs à surveiller cette saison ? ⌄
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