Saudi Pro League
Saison 2025-2026 · Programme TV & Résultats
On va mettre les pieds dans le plat, sans langue de bois. La Saudi Pro League, c'est le sujet qui fait chauffer les discussions depuis trois ans. En 2026, le recul commence à être suffisant pour avoir un avis tranché. Le voilà.
Je ne m'inflige pas Al-Raed contre Al-Fayha un mardi soir
Soyons lucides : la Saudi Pro League reste pour moi un championnat de highlights. On checke si Ronaldo a encore claqué un triplé à 41 ans contre une défense de niveau National, si Neymar a enfin enchaîné trois matchs sans se blesser, si Benzema sourit sur la pelouse. C'est un parc d'attractions de luxe, pas un championnat de football au sens où on l'entend.
Le "Big Four" financé par le PIF, Al-Nassr, Al-Hilal, Al-Ittihad, Al-Ahli, a un niveau qui tient la route. Des joueurs de qualité internationale, des entraîneurs sérieux, des matchs qui peuvent être regardables. Mais dès qu'on sort de ces quatre clubs, c'est le désert. Et voir des stars mondiales évoluer devant 3 000 personnes dans un stade aux trois quarts vide, ça sonne toujours un peu faux. Le foot, c'est pas que des noms sur une feuille de match. C'est une culture de stade, une atmosphère, une histoire collective. Et ça, on ne l'achète pas en un été.
La violence du projet saoudien
Ce qui est fascinant dans la Saudi Pro League, c'est la brutalité du projet. Ils ont cassé le marché en un seul été, redéfini les règles du jeu, forcé l'Europe à se regarder dans le miroir. Est-ce que vos meilleurs joueurs resteraient si on leur offrait trois fois leur salaire ? La réponse a été non, pas toujours. C'est du Soft Power pur, exécuté avec une telle démesure que ça en devient hypnotique, même pour ceux qui détestent le concept.
L'Europe a d'abord ri. Puis elle a compté les billets que les clubs récupéraient en vendant leurs joueurs surcotés à des prix impossibles. Et elle a arrêté de rire.
KB9, Ronaldo et les destins croisés
Karim Benzema à Al-Ittihad à 35 ans, ce n'est pas une trahison. C'est une retraite spirituelle et financière d'une logique implacable pour un joueur qui avait tout gagné. Ballon d'Or, cinq Champions League, titres nationaux. Il aurait pu finir en beauté dans un grand club européen, certains auraient aimé le voir à Lyon pour boucler la boucle. Mais la vie professionnelle de KB9 lui appartient, et on ne va pas lui reprocher d'avoir choisi le confort et la sécurité financière après une carrière de vingt ans au plus haut niveau.
Cristiano Ronaldo à 41 ans, c'est autre chose. C'est fascinant et un peu pathétique à la fois, et on peut penser les deux simultanément. On respecte la machine, l'athlète qui refuse de s'arrêter, la discipline absolue qui lui permet encore de performer à un âge où la plupart des footballeurs promènent leurs enfants à l'école. Mais le voir célébrer un penalty contre une défense de National comme s'il venait de gagner la finale de la Champions League, c'est du Truman Show. Il court après des records que lui seul compte encore. C'est touchant et triste en même temps, comme tous les grands qui ne savent pas quand partir.
Le Cimetière des Éléphants version cinq étoiles
Mon angle est le suivant : la Saudi Pro League est un accélérateur de particules qui ne crée pas de matière.
Elle n'est pas là pour détruire la magie du football, le business européen s'en charge très bien tout seul. Elle est là pour acheter du temps et de la légitimité en vue de 2034 et de la Coupe du Monde que l'Arabie Saoudite organisera. Alors ils achètent tout ce qui brille, tout ce qui génère des clics, tout ce qui fait les unes des journaux sportifs mondiaux.
Dans dix ans, la SPL sera peut-être une ligue installée avec une vraie culture footballistique. Peut-être. Mais elle n'aura jamais le prestige de la Premier League parce que l'histoire ne s'achète pas. On peut acheter des joueurs, des entraîneurs, des stades, des droits TV. On ne peut pas acheter soixante ans de culture supporter, de derbies transmis de père en fils, d'émotions collectives construites sur des générations.
C'est le Cimetière des Éléphants version cinq étoiles. On y va pour le chèque, on y reste pour le confort, et on sait tous que le vrai football est ailleurs. Ce n'est pas un jugement moral. C'est un constat.
Cette saison
Al-Hilal et Al-Nassr dominent comme prévu. Ronaldo continue de marquer, le compteur tourne. Le championnat progresse lentement dans sa structuration. Les stades commencent à se remplir davantage. Le projet 2034 avance.
On regarde. On note. On ne s'enflamme pas.
Où voir la Saudi Pro League en France ?
Les matchs sont diffusés en France sur beIN Sports. Programme TV complet sur Coup d'Envoi TV. Consultez aussi le classement Saudi Pro League pour suivre Al-Hilal et Al-Nassr.
Questions fréquentes
Où voir les matchs de Saudi Pro League en France ? ⌄
La Saudi Pro League est diffusée sur beIN Sports en France. Les horaires des matchs, souvent en soirée française (décalage horaire), sont indiqués sur chaque fiche match.
Quelles stars jouent en Saudi Pro League cette saison ? ⌄
Les joueurs emblématiques de Saudi Pro League sont mentionnés dans le texte ci-dessus. Cliquez sur les pages d'équipes pour accéder aux effectifs complets.
Saudi Pro League : quel est le format du championnat ? ⌄
Le format de Saudi Pro League est présenté dans le texte ci-dessus. Le calendrier complet des matchs 2025-2026 est disponible sur cette page.