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Eredivisie

Saison 2025-2026 · Programme TV & Résultats

L'Eredivisie, c'est le championnat des puristes, de ceux qui aiment le football sans calcul et les scores de baby-foot. Des 5-3, des 4-4, des matchs où le gardien touche plus de ballon que le milieu défensif adverse parce que le milieu défensif adverse est monté aux corners. Aux Pays-Bas, on s'en fiche de la solidité défensive. On attaque, on prend des risques, et si ça rentre dans le mauvais sens, on recommence avec encore plus de panache.

C'est peut-être le championnat le plus rafraîchissant d'Europe. Et certainement le plus sous-estimé.

Ma bouffée d'oxygène du dimanche après-midi

Soyons francs : je ne regarde pas tous les matchs. Mais l'Eredivisie, c'est ma bouffée d'oxygène quand la Ligue 1 me gonfle avec ses blocs bas et ses matchs à 0-0 soporifiques. En France, on est obsédés par la tactique, le physique, le pressing coordonné et les transitions millimétrées. Aux Pays-Bas, ils s'en fichent royalement. Les défenseurs sont souvent livrés à eux-mêmes, les milieux montent systématiquement, les ailiers débordent pour le plaisir de déborder.

Et c'est exactement ça qui est génial.

C'est un championnat qui mérite clairement plus d'attention en France, mais son côté confidentiel en fait aussi un club de connaisseurs. Si tu veux voir du jeu léché, des prises de risque folles et des gamins de 18 ans qui tentent des gestes qu'un joueur de Premier League n'oserait jamais de peur de se faire détruire par son entraîneur, c'est là qu'il faut zapper.

Le trône contesté : Ajax, PSV et Feyenoord

Ajax d'abord, parce que l'histoire s'impose. Le mythe blessé. L'Ajax reste l'âme du pays, l'héritage de Cruyff, le berceau du football total. Mais après leur crise historique de ces dernières saisons, ils ont perdu de leur superbe. Le club qui a humilié le Real Madrid et la Juventus en 2019 avec des gamins formés à De Toekomst s'est retrouvé incapable de finir dans le top 3 de l'Eredivisie. L'institution reste, le mythe reste, mais l'arrogance amstellodamoise en a pris un sacré coup.

PSV Eindhoven ensuite, la nouvelle machine. En 2026, force est de constater que le PSV est devenu le patron du championnat néerlandais. Efficace, moderne, avec un projet sportif cohérent qui va au-delà de leur image de "club de la ville de Philips". Ils ont arrêté d'être juste le dauphin habituel pour devenir une vraie puissance européenne capable de faire des nuits sérieuses en Champions League. Ils méritent bien plus de reconnaissance internationale que celle qu'ils ont actuellement.

Feyenoord enfin. Et là, faut être clair : dire que Feyenoord est le troisième larron de la rivalité néerlandaise est une insulte. C'est le club du peuple de Rotterdam, avec une ferveur à De Kuip qui éteint n'importe quel stade d'Europe les soirs de grand match. Depuis leur titre de champion en 2023, leur parcours en Conference League et leur montée en puissance générale, ils ont prouvé qu'ils étaient au même niveau que les deux autres. C'est un Big Three. Pas un duel avec un figurant.

L'école buissonnière du football européen

Mon angle est brutal : l'Eredivisie est le seul endroit en Europe où on a encore le droit de se tromper.

En Premier League ou en Liga, si un gamin de 19 ans rate une relance en zone de pressing, il finit sur le banc pour six mois et son entraîneur passe à la conférence de presse suivante à expliquer pourquoi il a préféré un choix plus sûr. En Eredivisie, on lui dit : recommence, mais fais-le avec plus de panache.

C'est le paradis des esthètes et l'enfer des gardiens. Un championnat où les scores de 5-3 ne sont pas des anomalies mais une tendance, où les défenseurs participent à la construction autant que les milieux, où un latéral qui ne monte pas est considéré comme un joueur incomplet.

C'est peut-être trop facile pour les gros clubs qui y trouvent peu de résistance. Mais c'est le prix à payer pour voir une génération de joueurs se former dans l'audace plutôt que dans la prudence. Ces gamins qui portent le brassard de capitaine à 18 ans en Eredivisie et qui arrivent deux ans plus tard en Champions League sans complexe, ce ne sont pas des accidents. C'est le produit d'un système qui a choisi l'offensif comme philosophie de vie.

On juge trop souvent l'Eredivisie à ses erreurs défensives. On devrait la juger à son audace offensive. Et là, elle n'a pas grand chose à envier à personne.

Cette saison

Le PSV en tête, l'Ajax qui reconstruit lentement sous Óscar García, Feyenoord qui reste dans la course. L'Eredivisie 2025-2026 confirme que le Big Three est bien un triangle équilatéral, pas une hiérarchie figée.

Où voir l'Eredivisie en France ?

Les matchs d'Eredivisie sont diffusés en France sur beIN Sports. Programme TV complet sur Coup d'Envoi TV. Consultez aussi le classement Eredivisie avec le duel PSV-Ajax-Feyenoord.

Questions fréquentes

Faut-il un abonnement payant pour voir Eredivisie en France ?

L'Eredivisie néerlandaise est diffusée sur beIN Sports en France. Un abonnement beIN Sports est en général nécessaire. Consultez notre guide des abonnements foot pour les tarifs à jour.

Des joueurs français évoluent-ils en Eredivisie ?

Eredivisie accueille régulièrement des joueurs formés en France. Consultez les pages d'équipes pour voir les effectifs complets de la saison 2025-2026.

Quand se jouent les matchs de Eredivisie ?

Le programme des matchs de Eredivisie 2025-2026 est listé sur cette page avec dates, horaires et chaînes TV. Les rencontres ont lieu principalement le week-end.