Coupe du Roi
Saison 2025-2026 · Programme TV & Résultats
La Copa del Rey, c'est le moment où l'Espagne arrête de jouer aux échecs tactiques pour sortir les gants de boxe. C'est la compétition la plus électrique de la péninsule, celle qui rappelle que le football espagnol ne se résume pas à un duel permanent entre Madrid et Barcelone mais à tout un pays pluriel, fier, et parfois féroce. S'il y a bien une compétition qui réconcilie le fan de foot avec l'idée de "destin", c'est la Copa del Rey. En Espagne, on ne plaisante pas avec la Coupe.
Le charme des "petits" contre les "gros"
On ne va pas se mentir : les premières tours de la Coupe du Roi, c'est là que la magie opère. Depuis la réforme du format en match unique sur le terrain du "petit" (jusqu'aux demi-finales), la compétition a pris une dose d'adrénaline pure. Terminé les matchs retour soporifiques au Camp Nou où le gros finissait par écraser le petit après un nul miraculeux à l'aller.
Désormais, c'est du quitte ou double. C'est l'essence même du football : 90 minutes (plus si affinités) sur une pelouse parfois capricieuse, sous les projecteurs d'un stade de 5 000 places en ébullition. C'est là qu'on voit les vrais caractères. Quand une équipe de quatrième division pousse l'Atlético de Madrid dans ses retranchements, on oublie les valeurs marchandes. On ne voit que des mecs qui jouent le match de leur vie.
Soyons honnêtes : les premiers tours contre des équipes de D4 perdues dans les montagnes de Castille, je ne les regarde pas. Sauf pour guetter l'humiliation. Et en Espagne, l'humiliation peut arriver à tout moment, ce qui rend l'exercice particulièrement jouissif.
L'Alcorconazo : le chef-d'oeuvre de l'humiliation
Ce qui vient immédiatement en tête, c'est le 4-0 du Real Madrid contre Alcorcón en 2009. Une équipe de troisième division qui écrase les Galactiques avec Benzema, Raúl et Guti sur la pelouse. Quatre buts à zéro. Des joueurs qui gagnaient 300 fois moins que leurs adversaires et qui leur ont donné une leçon de football, de combativité et d'humilité en 90 minutes.
Le format actuel est une bénédiction pour le spectacle. Le risque de "l'alcorconazo" plane au-dessus de chaque tour. Pour les grands clubs, c'est un champ de mines. Pour nous, c'est l'assurance d'un divertissement où le script n'est jamais écrit à l'avance. C'est le football à l'état brut, sans filet de sécurité.
Plus récemment, les épopées de Mirandés, le petit poucet éternel de la compétition, ou cette finale 100% basque entre la Real Sociedad et l'Athletic Bilbao qui aurait dû être l'un des plus beaux matchs de l'histoire de la coupe et qui a été gâchée par le Covid. Deux clubs qui ne recrutent que des joueurs de leur région, en finale de la coupe nationale. C'est du romantisme footballistique pur.
Une identité régionale bouillante
La Coupe du Roi, c'est aussi le thermomètre de l'Espagne. Entre les revendications d'identité des clubs basques comme l'Athletic Bilbao (le vrai spécialiste de l'épreuve) et la ferveur des supporters sévillans, chaque tour est une plongée dans la géographie passionnée de la péninsule.
À Bilbao, la Coupe est une religion. Ils n'ont pas besoin de gagner la Liga pour se sentir grands ; ils veulent la Coupe. Cette ferveur crée une atmosphère unique : quand les "Lions" entrent en lice, c'est tout un peuple qui pousse. C'est cette dimension sociale et culturelle qui manque parfois à la Liga, souvent trop centrée sur le duel Real-Barça. En Coupe, chaque province a son mot à dire.
Mon angle est celui-ci : la Copa del Rey, c'est le moment où l'Espagne se rappelle qu'elle est plurielle. On ne suit pas cette compétition pour voir un énième Clásico, même si un Barça-Real en finale reste un événement mondial. On la suit pour voir l'Athletic Bilbao et son peuple basque, pour voir le Betis pleurer de joie à Séville, pour voir la fierté des régions qui veulent faire mordre la poussière aux géants.
Le profil tactique : le chaos organisé
Tactiquement, la Coupe du Roi offre un spectacle radicalement différent de la Liga. En championnat, on est sur de la gestion, de la possession, du contrôle. En Coupe, surtout sur match unique, les verrous sautent. On voit des équipes de bas de tableau presser comme des damnés pendant 60 minutes, quitte à exploser physiquement, juste pour provoquer l'étincelle. C'est un football de transition, souvent heurté, très physique, où le mental prend le pas sur le tableau noir de l'entraîneur. Si vous aimez les matchs qui partent dans tous les sens, c'est votre compétition.
L'avis tranché : le trophée le plus "vrai" d'Espagne
Certains snobs vous diront que ce n'est "que" la Coupe. Faux. Demandez aux supporters de la Real Sociedad ou du Betis ce qu'ils ont ressenti en soulevant le trophée récemment. C'est le titre le plus accessible, mais aussi le plus humain. C'est la fête du football espagnol dans toute sa diversité. Gagner la Coupe du Roi, c'est s'offrir un morceau d'histoire et une place en Europe, tout en ayant survécu à la jungle des premiers tours.
C'est la coupe du peuple, de la sueur et des fins de matchs qui dégénèrent à la 95ème minute. C'est la vraie Espagne, celle qui existe au-delà du Bernabéu et du Camp Nou.
¡Que viva la Copa!
Où voir la Copa del Rey en France ?
Pour ne rien rater des épopées des petits poucets ou du parcours des géants, la diffusion est généralement assurée par L'Équipe (en clair pour certaines affiches) ou beIN Sports selon les droits annuels. Programme TV complet sur Coup d'Envoi TV.
Questions fréquentes
Où voir Coupe du Roi en direct sur TV française ? ⌄
La Coupe du Roi espagnole est diffusée sur beIN Sports en France. Consultez chaque fiche match pour la chaîne et l'horaire exacts de chaque rencontre.
Comment avoir les résultats de Coupe du Roi en temps réel ? ⌄
Les scores en direct de Coupe du Roi sont disponibles sur chaque page de match de Coup d'Envoi TV, mis à jour automatiquement pendant les rencontres.
Coupe du Roi : comment fonctionne l'élimination directe ? ⌄
Coupe du Roi est une compétition à élimination directe : la moindre défaite élimine un club. Le format complet est détaillé dans la présentation ci-dessus.