Conference League
Saison 2025-2026 · Programme TV & Résultats
Phases finales
On va se dire la vérité, les yeux dans les yeux, comme un débrief d'après-match un jeudi soir à 23h30. La Conference League, c'est le sujet qui divise au PMU. La moitié de la table ricane quand tu en parles. L'autre moitié te confie tout bas qu'elle a regardé les trois derniers matchs sans se l'avouer publiquement. Et c'est exactement ça, la Conference League : le plaisir coupable du football européen.
Au début, on a tous ricané. "C'est quoi ce tournoi pour les clubs de seconde zone ?" La C4, la poubelle de l'Europe, le lot de consolation des équipes qui n'ont pas réussi à se qualifier pour quelque chose de sérieux. Et puis on a commencé à regarder. Et on a arrêté de ricaner.
Pourquoi la Conference League a trouvé sa place
La Champions League est devenue une réunion de banquiers en smoking où on connaît déjà les demi-finalistes en septembre. Real Madrid, City, Bayern, PSG. Les mêmes. Chaque année. Avec des budgets qui rendent la compétition aussi prévisible qu'un film dont vous avez déjà lu le résumé sur Wikipedia.
La Conference League, c'est le foot du chaos. Elle est décomplexée, imprévisible, et elle sent l'herbe coupée et la ferveur locale, pas le marketing à outrance. Le jeudi soir, c'est plus la C3 orpheline. C'est le rendez-vous des vrais assoiffés de foot, ceux qui en ont marre des 0-0 tactiques entre des équipes qui jouent pour ne pas perdre.
Des clubs comme Feyenoord qui retrouvent l'Europe après des années d'absence et qui font vibrer De Kuip comme jamais. L'Olympiakos qui soulève enfin un trophée européen en 2024, le premier de l'histoire du football grec, avec des scènes de liesse à Athènes qui rappellent pourquoi on aime ce sport. Aston Villa qui découvre l'Europe avec des yeux grands ouverts. C'est ça, la Conference League : des clubs qui jouent pour la légende de leur ville, pas pour les dividendes des actionnaires.
La Fiorentina et la tragédie grecque
Ce qui reste dans la mémoire, c'est la Fiorentina. Perdre deux finales consécutives, en 2023 contre West Ham et en 2024 contre l'Olympiakos, c'est une tragédie grecque dans tous les sens du terme. Voir ces joueurs en pleurs après le coup de sifflet final, ça vous prouve que pour eux, c'était pas une "petite coupe". C'était leur vie. Leur chance unique de rentrer dans l'histoire de leur club. Deux fois de suite, à un match du but. Deux fois, la désillusion totale.
Cette douleur-là, vous ne la voyez pas chez un joueur du Real Madrid qui perd en quart de finale de Champions League. Parce que le Real reviendra l'année prochaine avec le même effectif ou mieux. La Fiorentina, elle, ne sait pas si elle aura encore cette chance un jour.
Et puis West Ham en 2023. Des supporters qui n'avaient rien gagné depuis 43 ans. Voir les Hammers envahir Prague, voir Declan Rice soulever ce trophée comme si c'était la Coupe du Monde, voir des hommes de 60 ans pleurer dans les tribunes parce qu'ils avaient attendu toute leur vie un moment comme celui-là. C'était magnifique et humain d'une façon que la Champions League ne peut plus vraiment offrir.
Côté français, voir Nice ou Rennes galérer en Albanie ou en Norvège par un soir pluvieux de septembre, ça nous rappelle aussi l'humilité : l'Europe, c'est jamais facile, même en C4. Chaque déplacement est une aventure, souvent foireuse, toujours mémorable.
La compétition qui a encore une âme
Mon angle, et il est brutal : c'est la seule compétition européenne qui a encore une âme.
Quitte à être un peu provoc', je préfère un quart de finale de Conference League avec deux équipes qui se mettent minables qu'un énième City-Bayern propre et clinique où les deux équipes gèrent leur patrimoine sur 90 minutes. La Conference League c'est le paradis des passionnés qui ont encore envie de vibrer pour un maillot, pas pour un logo de sponsor.
C'est le tournoi du déplacement foireux à l'autre bout de l'Europe, du craquage de fumis dans un stade de 15 000 places, du supporter qui a posé une semaine de congés pour suivre son club en Macédoine du Nord. C'est le foot qui transpire, qui doute, qui espère, qui souffre. Le foot qu'on aime au fond.
Depuis sa création en 2021, la Conference League a produit en seulement quelques éditions des moments que l'Europa League met des années à générer. C'est le signe que le format fonctionne et que les clubs qui y participent y voient désormais une vraie opportunité, pas un lot de consolation.
Qui diffuse la Conference League en France ?
Les matchs de Conference League sont diffusés en France sur Canal+, qui détient les droits exclusifs des trois coupes d'Europe jusqu'en 2031. Programme TV complet des matchs de Conference League sur Coup d'Envoi TV. Consultez aussi le classement Conference League mis à jour en temps réel.
Questions fréquentes
Quel abonnement faut-il pour voir Conference League ? ⌄
La Conference League est diffusée sur Canal+ en France. Pour choisir la meilleure offre, consultez notre guide complet des abonnements foot 2025-2026.
Quels joueurs suivre en Conference League cette saison ? ⌄
Les joueurs clés et les clubs engagés en Conference League sont mentionnés dans le texte ci-dessus. Cliquez sur chaque équipe dans le programme pour accéder à leur effectif.
Quels clubs français sont engagés en Conference League ? ⌄
Les clubs français présents en Conference League 2025-2026 sont visibles dans le programme des matchs ci-dessous. Consultez leur page pour le calendrier détaillé.